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    Ce bracelet est la fidèle reproduction d’un anneau de cheville datant du XIXe siècle et provenant de l’artisanat de Goulimine, au Sud du Maroc. Cette oasis, située à la porte du désert du Sahara, fut une importante cité marchande pour les longues caravanes qui se rendaient à Tombouctou. Depuis l’Antiquité, ces anneaux de cheville font partie de la parure traditionnelle des femmes.

    Ces bijoux mettent en valeur l’élément central d’une fibule, bijou traditionnel berbère du Maroc. Aussi appelées Tizerzai, les fibules sont une trace de la présence romaine en Afrique du Nord. Elles étaient souvent portées par paires, reliées entre elles par des chaînes et servaient à fermer les vêtements ou à maintenir le drapé d’une robe. Aujourd’hui encore, les fibules font partie des parures que les femmes portent lors des grandes cérémonies. Outre leur caractère esthétique, les bijoux ont toujours eu, pour les Berbères, un rôle de protection. La forme triangulaire est, par exemple, réputée protéger du mauvais œil.
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     

     


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  • Le bijou aurèsien a défié le temps pour s'offrir aux yeux des amateurs d'artisanat dans une pureté antique qui n'a en rien trahi les techniques ancestrales de production. Le geste est perpétué avec une grande fidélité avec l'utilisation d'instruments qui existent depuis des millénaires. Les aurèsiennes aiment les bijoux, il n'est pas étonnant qu'une des règles esthétiques de cette région soit que la femme doit au moins porter une paire de bracelets, une paire d'akhelkhal et des boucles d'oreilles. Les bijoux sont en argent à l'origine, des pièces de monnaies fondues dont le titre est de 9/10 en général, mais il arrive que des bijoutiers fassent des alliages à un titre inférieur. Les artisans aurèsiens n'utilisent jamais l'or et il est difficile d'expliquer cette préférence pour l'argent. Ce qui différencie le bijou chaoui du bijou kabyle se résume dans le fait que le premier cité est "plein"; "creux" ou "ajouré" contrairement au bijou kabyle qui lui. est essentiellement émaillé. La Alaqa tchoutchana est un objet pour le moins original dont l'utilisation était surprenante car c'est une boucle d'oreille qui s'enfilait dans le haut du pavillon de l'oreille. La Alaqa Tchoutchana ne se fabrique plus de nos jours: elle se compose de deux grands anneaux d'une dizaine de centimètres. ornés de morceaux de corail. relevés de motifs fuselés, sphériques ou tubulaires en argent qui laissent pendre aux extrémités des chaînettes munies de pendeloques. Le Timcherreft, autre genre de boucle d"oreille très répandu clans l'est algérien formé de plusieurs triangles granulés sur la moitié de l"étendue de la pièce agencée en dents de scie. Le motif central est souvent quelconque. La femme des Aurès portait cette boucle dans le pavillon de l"oreille. et avec le temps, la diminution de leur taille a permis aux femmes de les porter sur le lobe de l"oreille. La Khorsa Bel Quota est par contre de création récente. elle est présentée sous la forme d'un anneau d"à-peu-près sept centimètres. orné à l'une des extrémités par un bonnet conique surmonte d'incrustations de verre. rouges et vertes. chaque boucle est munie d'orifices qui laisse coulisser deux garnis de verre et de boules d'argent ajouré. L'Amquyas, joyau très prisé par les aurèsiennes. Celles-ci en portent plusieurs en même temps (sept ou huit). ce bijou est généralement garni de petits motifs en relief. soulignés par un décor filigrané avec toujours une ponctuation de petites houles en argent et en verre. L'Abzimt marque une ressemblance avec la fibule kabyle. non seulement pour une question de proximité géographique mais aussi pour une analogie ethnique effective. Cette fibule se fixe sur le drapé de la poitrine (comme en Kabylie). L"Abzimt chaoui est aussi utilisé pour maintenir les étuis d'amulettes SUR la robe, contrairement a l'Abzimt kabyle qui est décoré par un cabochon de corail. L'abzimt chaoui est ajouré par du verre colore. Lamessak est assez moderne dans l"ensemble. cette fibule a la forme d'une broche arrondie agrémentée de chaînettes particulièrement fines car travaillées avec des anneaux aplatis du plus bel effet. l'ornementation est fidèle au style chaoui: des filigranes et du verre. L'amessak se fixe au vêtement à l'aide d'un ardillon central. Le Tinahissin plutôt destiné à orner la coiffure. l'objet ressemble à s'y méprendre aux imessaken (pluriel de l'amessak: voir plus haut). Cependant le Tinahissin est dépourvu de l'ardillon central. Ces broches (souvent portées par paires) sont fixées sur le foulard qui coiffe la tête à l'aide d'un crochet situé au bout d'une petite chaîne qui laisse parfois la place à un simple fil passé au dessus de la tête qui retient les deux Tinahissin de part et d'autre de celle-ci. Le Cherketh ou semsem reste de nos jours un collier formé de deux plaques étroites légèrement recourbées liées par une charnière. Le semsem possède une décoration de filigrane et de verre prolongé de longues chaînettes agencées en forme de plastron. Le collier pouvait être relevé de rosaces serties de verre rouge au centre, qui étaient liées entre elles par des petites paires de chaînettes. L'akhelkhal, bijou très ancien caractérisé par une lame plate en forme de bracelet que les femmes portaient aux chevilles. Il a une dimension de huit centimètres de hauteur sur vingt-six centimètres de circonférence. Il se ferme à l'aide d'une pièce de fil de fer qui entre dans deux orifices percés aux extrémités de l'akhelkhal. Les femmes de la région ne le retirent jamais. Son mode de fabrication relève d'une grande maîtrise artisanale. le bijoutier coule un lingot dans un moule en terre, ensuite l'argent fondu est élargi et ciselé à l'aide d'un marteau. La bande que forme l'Akhelkhal est divisée en quatre parties décorées de deux motifs. Des formes différentes apportent une touche ultime de beauté par l'utilisation des triangles, des losanges, des fuseaux, des volutes ajoutées à des fleurs qui partagent l'espace de l'akhelkhal avec des encadrements de lignes doubles et de lignes brisées. Souvent des petits demi-cercles et des petites perles viennent relever cet objet d'art. Le guerran orne aussi la poitrine des femmes chaouies. il se compose de deux fibules ornées de verre rouge et de boules en argent, un ensemble de chaînettes lie les deux parties en formant un ensemble de trois disques qui donnent ainsi la forme du motif central. Le Skhab reste l'un des plus anciens colliers usité dans les Aurès, très particulier car il est aussi constitué d'une pâte parfumée (guemha) préparée par les femmes elles mêmes. Ce collier est souvent agrémenté de perles de corail et de motifs creux ou fuselés en argent. Cet objet. une pièce maîtresse de la bijouterie chaouie se distingue par la présence de deux grandes mains (probablement contre le mauvais œil) découpées dans une plaque d'argent et accrochées au centre du Skhab. Le Harz, boîte à amulettes, le harz est un objet qui se retrouve dans toute l'Afrique du Nord. il change simplement de forme et d'ornementation selon la région où l'on se trouve. Dans les Aurès. le harz reste fréquemment carré et plat avec un décor ciselé de motifs floraux et géométriques.

     

     

     

     

     


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    Le costume traditionnel des resplendit d'une beauté, sobre encouragée par la nature de la région. On découvre alors un costume féminin fait d'une large chemise aux manches amples appelée le Maqdha dont le métrage égale deux fois la personne qui le porte. Le tissu est replié sur lui-même et les côtés sont cousus sur toute leur longueur, hormis au niveau des bras. Une fente permettra le passage de la tête, la chemise en cotonnade unie est fendue sur vingt centimètres au niveau de la poitrine souvent de couleur marron ou bien rose.

    La Tâjbibt est la robe du dessus. elle est enfilée sur le maqdha. c'est une sorte de gandoura de même genre que la précédente mais sans manches rapportées, réalisée en cotonnade de fantaisie. Les femmes dans un souci d'élégance en mettent plusieurs différentes.

    En avoir beaucoup est un signe de richesse. Les azriyat (femmes libres) en portent trois ou sept.

    Le El-Hâf est la pièce essentielle du costume. La robe du dessus est un vêtement flottant qui s'apparente au Peplos Dorien (habit grec) cité par Hérodote.

    Le El-Hâf est fait d'une pièce d'étoffe de dix mètres de long dont la largeur dépasse quatre-vingt centimètres. Cette pièce est coupée en deux parties égales qui sont assemblées sur toute la longueur par une couture.

    Le El-Hâf est conçu dans une cotonnade noire. Pour la ceinture, elle est travaillée exclusivement par la femme auresienne qui la tresse dans de la laine multicolore. Celle-ci sera ensuite enroulée autour de la taille et nouée sur le côté.

    Le Tajdidh est usité comme manteau d'hiver, on le retrouve sous la forme d'une pièce d'étoffe qui enveloppe les épaules et tombe aux chevilles.

    Il est tissé par les femmes dans une laine blanche et épaisse, ornée parfois de bandes brunes qui tombent vers le bas. Les deux extrémités du manteau sont accrochées entre elles par une broche: "l'amessak".

    L'0ugâ est aussi tissé d'une manière exclusive par les femmes, c'est d'ordinaire un tajdidh de fine )aine blanche ou plus rarement en soie blanche qui est mis durant les fêtes et les cérémonies.

    Le Kettaf , vêtement de même genre que l'ougâ, avec cette différence que ce ne sont pas les femmes qui le réalisent.
    Ce sont deux étoffes de soie, réunies entres elles sur toute la longueur et dont le métrage dépend de la taille de la personne.
     





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